L'Atelier d'écriture organisé par Thierry Feret, s'installe au milieu 

des œuvres exposées

Exposition « Drôles de baraques »  

12 mars-12 avril 2026


Refuge

 C’est dans mon fort intérieur, lorsque le monde cesse de s’agiter autour de moi, que je réussis souvent à trouver refuge. 

Hors du temps, hors des séismes quotidiens, il y fait chaud, il y fait doux. 

C’est tout une panoplie de gris : des gris blancs, des gris bleus, des gris roses. C’est mal rangé, un vrai capharnaüm, 

Une image de mon ressenti, serait celle d’un vieux grenier, amalgamé de cagettes en bois, d’objets hétéroclites, de tout et de riens. 

Sans trop chercher, j’y ai retrouvé les peurs que j’avais cachées, celles que j’avais enfouies toute ma vie durant. 

Paradoxalement j’y ai trouvé davantage de courage dans ce refuge. Une constance aussi, et plus que tout, la sérénité que j’avais toujours cherché. 

 

Gabrielle MOREAU – le lundi 30 mars 2026
D’après l’œuvre « derrière l’atelier » de Marc GIAI-MINIET 

Je bâtirai une maison 

 Je bâtirai une maison sans murs et sans plafonds, 

Mais pleine d’amour et d’assiettes bien remplies. 

Forte du temps qui passe je dessinerai les plans d’un bateau livre 

Qui s’amarre le matin à l’encre de vos yeux, 

Et qui vogue sur vos éclats de rire tout le reste du jour. 

J’échafauderai une cabane de je t’aime, 

Pour que vous puissiez y danser et y dormir à votre guise. 

Il y aura un banc, de la musique, des chants d’oiseaux et de la lumière. 


Je peindrai en couleur, le chemin qui mène à cette maison, 

Pour que debouts, droits et libres vous puissiez y venir

Sans vous sentir pris dans mes filets. 

Alors, on sera peut-être petits, 

Mais tous ensemble dans le train de la vie

On saura bien rêver en grand.  

 


Gabrielle MOREAU – 30 mars 2026

D’après l’exposition « DRÔLES DE BARAQUES » 

 Perdu dans la marge oubliée de la ville en bout de course la masure s’épuisait. Quelques ombres rares survivaient là. 
Respirations rares échouées à la marge d’un monde qui les avait désertés, la pitié n’habitait plus ces lieux oubliés. 
Les larmes avaient séché sous le plomb de la résignation. La force avait noirci l’espoir et empoisonné la lumière. 
Ce territoire c’était le rien de la résignation, un lieu qui s’enfonce dans l’oubli avant de disparaitre. 

Thierry Feret – 30/03/2026 

Texte inspiré par l’œuvre de Migas Chelsky - « Les temps modernes » 

Le vertige de la joie c’est de se maintenir en équilibre et en harmonie, sans céder au vertige de la puissance ni aux abimes. 

La joie est ce vertige des équilibres en perpétuelle déséquilibre, c’est l’ivresse du mouvement perpétuel. 

C’est l’aléas des saisons, c’est exploration de la marche en avant du temps, un pied après l’autre, un jour après l’autre s’empilent les instants aléatoires pour construire le chemin. 

Equilibre fait du ciment du hasard de la nécessité et de la volonté pour construire une ville rose, une citadelle qui éclaire notre soleil intérieur
Je bâtirai des falaises pour me souvenir de ton rire au goût de groseille

Je construirai des peut être pour oublier les c’est sûr et prendre le train fantôme des rêves de mes nuits

Je dessinerai les cases de la marelle de notre enfance pour y pousser le palais qui relie la terre et le ciel.

Je brulerai la nécessité des lendemains pour voyager au jour le jour 

sur bateau à voile gonflé au vent de l’instant. 

J’irai sans me retourner jusqu’à apercevoir la terre de ton visage pour aborder l’ile de ton corps.

J’irai jusqu’à croire qu’il y a un possible ou delà des falaises pour atteindre les nuages.
 

Thierry Feret – 30/03/2026

Textes inspirés par l’œuvre de Sophie Demay « Rêve-Village » 

 

Décembre 2025 

Les artistes de l'exposition "De l'Art pour les Fêtes"  ont inspiré les participants à l'atelier 

Marie RENOUL

D’après une œuvre d'Esti Levy,  Luminosité chaleureuse.

Nous avons pris la route au coucher du soleil, guettant l'étoile qui venait de naître au firmament de nos espoirs. Elle était neuve, elle était belle, elle n'avait aucun nom.
Pour nous trois, c'était une consécration. Celle de nos calculs et de nos divinations. Nous l'attendions, et, elle s'était levée pour guider notre chemin vers l'inconnu. Pour l'un elle indiquait l'Ouest, pour l'autre elle pointait plein nord, pour moi, elle indiquait le sud.
Nous venions chacun d'un ailleurs différent, nous avions la même quête et la même boussole pour mener nos pas perdus. De couronne nous n'avions pas plus que de riches vêtements. Nous avions de simples manteaux de voyageurs qui se poudre raient à la poussière des chemins. Nous étions des savants, des chercheurs, mûs par nos calculs et la passion des sciences. Bien loin de ces tous que les siècles imagineraient, nous étions mages mais pas souverains, nous suivons notre étoile aussi brillante qu'un scarabée doré sur la toile sombre du ciel. Elle nous porterait chance.

 


Marie RENOUL
D’après une œuvre d'Agathe You, Le cœur bleu.

Bleu, transi de froid dans sa gangue de chair 

Il bat encore un peu contre le poids du jour 

Il se défait de tout ce qui pèse 

S'allège des regrets, des remords et des morts

Il ne garde que ce qui élève et donne joie 

Et c'est elle qui coule souveraine

Veinant d'or le tissu si fragile 

Au rythme des souvenirs il étreint le présent 

Chaque seconde gagnée à chasser le chagrin 

Retrouver une jeunesse neuve pour un instant 

Avancer sans peur comme un enfant 

Pour faire face à celle qui vient 

La faire reculer encore et garder la chaleur 

Des moments d'allégresse, des heures illuminées 

Comme la pulsation lente du bonheur oublié 

Ce bleu de glace qui cerne et monte

Irrépressible, incontrôlable, insensé 

Et puis il reste une image à ressusciter 

Une fenêtre ouverte avant le grand départ 

Celle d'une silhouette assise à la table 

Penchée sur un ouvrage qu'il peut discerner 

Un cœur de velours d'azur où court l'aiguille

Elle tire le fil doré sur cette peau lustrée 

Et c'est son cœur qu'il voit dans les doigts déliés 

De son amour perdu

Et le sang s'est figé.

Thierry Feret

D’après une toile de Neuville


Toi qui connais le bleu

Me parlerais-tu

De tes solitudes glacées

Me parlerais-tu

De ta perplexité de poisson

Par une nuit sans lune

Me parlerais tu

Du temps qui s’effiloche

En lambeaux d’histoire

Me parlerais-tu

De cette longue apnée glacée

qui ensevelie la mémoire

Me diras tu

Le soleil mince

Qui a transpercé la cuirasse de l’aube

Me diras tu

La trame de ce fil

Qui a conduit ces mots jusqu’à moi

 

Le 6 octobre 2025,  les "Paysages imaginaires, entre ciel et terre" des artistes Fabienne Sapowicz et Pascale Viné ont inspiré les participantes.

Le groupe

Eve-Marie Fornier

Gabrielle Moreau 

Pascale Jubert

Marie Renoul

Thierry Feret

Ateliers d'écriture animés par Thierry Feret

cadre d'inspiration, l'exposition en cours 

Atelier collage animé par Bettina Louis (juillet 2022)

(www.bettina-louis.webnode.fr -  Email : [email protected])

Démonstration d'encre sur papier organisée par Mireille Maury

Mars 2020